Présentation du numéro - Automne 1997

Auteur : Dery Richard

Date de parution : Automne 1997

Volume 2 - Numéro 1 - Pages De 0 à 0

Disponibilité : En stock

2,00 $

Description rapide

En septembre 1996 se tenait à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal un précongrès parrainé par l'Association internationale de management stratégique. Autour du thème «Les fondements de la pensée stratégique», ce précongrès a réuni plusieurs dizaines de chercheurs qui ont débattu des enjeux épistémologiques, méthodologiques, théoriques et disciplinaires qui animent la structuration du champ de la stratégie. Alors que le présent numéro spécial regroupe des articles qui portent sur les deux premières catégories d'enjeux, le prochain numéro portera sur les enjeux théoriques et disciplinaires. Comme tous les champs de recherche, celui de la stratégie doit son dynamisme à une série de tensions structurantes; les articles réunis dans ce numéro spécial témoignent de trois de ces tensions. D'abord, le champ de la stratégie est traversé par une tension que l'on peut qualifier de programmatique dans la mesure où elle concerne la finalité du champ, le projet que ses membres veulent voir se réaliser par leurs activités de recherche. Alors que certains membres du champ veulent engager leurs efforts de recherche vers la résolution de problèmes concrets de gestion stratégique, d'autres souhaitent plutôt que emprunter le chemin déjà balisé par les sciences sociales. D'autres, enfin, soutiennent qu'il est possible de réconcilier de manière dynamique ces deux projets. Les articles de Hafsi et de Savall et Zardet s'inscrivent dans ce débat si caractéristique de la constitution du champ de la stratégie. Ensuite, à l'instar de tous les champs de recherche, celui de la stratégie est marqué par une tension entre diverses théories qui prennent appui sur des options épistémologiques concurrentes. Pour Martinet, cette diversité théorique est le fruit d'une tension entre plusieurs logiques d'action dont le statut épistémologique varie selon que l'on adopte à leur propos une attitude positiviste ou constructiviste. Selon Calori, la diversité théorique constitutive du champ actualise plutôt le biais vers la spéculation rationnelle, au détriment de l'intuition, de l'apprentissage par l'action, et des émotions et le biais vers la logique binaire dans le raisonnement. Pour sa part, Lauriol, au terme d'une recherche empirique, met au jour une tension entre deux représentations dominantes de la stratégie, à savoir la stratégie comme processus concret et la stratégie comme praxéologie. Enfin, le champ de la stratégie est animé par des tensions d'ordre méthodologique. C'est ce que met en évidence Koenig en distinguant trois grandes formes de recherche-action l'expérimentale, la diagnostique et la critique, qui sont susceptibles de conduire à la construction de connaissances différentes. Koenig se fait en outre l'avocat de la recherche-action de type diagnostique. De la même façon, après avoir distingué les recherches quantitatives des recherches qualitatives, Langley montre l'intérêt des recherches qualitatives pour l'étude des processus stratégiques concrets. Si les articles de ce numéro spécial couvrent un vaste éventail de débats fondamentaux, de manière à mieux baliser le territoire des fondements de la pensée en stratégie, il reste à nous interroger sur les enjeux disciplinaires et théoriques propres au champ, ce que nous ferons dans le prochain numéro de Management international.
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Résumé

En septembre 1996 se tenait à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal un précongrès parrainé par l'Association internationale de management stratégique. Autour du thème «Les fondements de la pensée stratégique», ce précongrès a réuni plusieurs dizaines de chercheurs qui ont débattu des enjeux épistémologiques, méthodologiques, théoriques et disciplinaires qui animent la structuration du champ de la stratégie. Alors que le présent numéro spécial regroupe des articles qui portent sur les deux premières catégories d'enjeux, le prochain numéro portera sur les enjeux théoriques et disciplinaires. Comme tous les champs de recherche, celui de la stratégie doit son dynamisme à une série de tensions structurantes; les articles réunis dans ce numéro spécial témoignent de trois de ces tensions. D'abord, le champ de la stratégie est traversé par une tension que l'on peut qualifier de programmatique dans la mesure où elle concerne la finalité du champ, le projet que ses membres veulent voir se réaliser par leurs activités de recherche. Alors que certains membres du champ veulent engager leurs efforts de recherche vers la résolution de problèmes concrets de gestion stratégique, d'autres souhaitent plutôt que emprunter le chemin déjà balisé par les sciences sociales. D'autres, enfin, soutiennent qu'il est possible de réconcilier de manière dynamique ces deux projets. Les articles de Hafsi et de Savall et Zardet s'inscrivent dans ce débat si caractéristique de la constitution du champ de la stratégie. Ensuite, à l'instar de tous les champs de recherche, celui de la stratégie est marqué par une tension entre diverses théories qui prennent appui sur des options épistémologiques concurrentes. Pour Martinet, cette diversité théorique est le fruit d'une tension entre plusieurs logiques d'action dont le statut épistémologique varie selon que l'on adopte à leur propos une attitude positiviste ou constructiviste. Selon Calori, la diversité théorique constitutive du champ actualise plutôt le biais vers la spéculation rationnelle, au détriment de l'intuition, de l'apprentissage par l'action, et des émotions et le biais vers la logique binaire dans le raisonnement. Pour sa part, Lauriol, au terme d'une recherche empirique, met au jour une tension entre deux représentations dominantes de la stratégie, à savoir la stratégie comme processus concret et la stratégie comme praxéologie. Enfin, le champ de la stratégie est animé par des tensions d'ordre méthodologique. C'est ce que met en évidence Koenig en distinguant trois grandes formes de recherche-action l'expérimentale, la diagnostique et la critique, qui sont susceptibles de conduire à la construction de connaissances différentes. Koenig se fait en outre l'avocat de la recherche-action de type diagnostique. De la même façon, après avoir distingué les recherches quantitatives des recherches qualitatives, Langley montre l'intérêt des recherches qualitatives pour l'étude des processus stratégiques concrets. Si les articles de ce numéro spécial couvrent un vaste éventail de débats fondamentaux, de manière à mieux baliser le territoire des fondements de la pensée en stratégie, il reste à nous interroger sur les enjeux disciplinaires et théoriques propres au champ, ce que nous ferons dans le prochain numéro de Management international.

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Auteur(s) Dery Richard
Numéro 1
Pages De 0 à 0
Année de publication 1997
Volume 2
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